Attraper la sculpture par son attribut le plus noble, exhiber son assise technique, pour ensuite la destituer (ou la constituer ?) depuis une étiquette. C’est à ce moment que tout ça devient plus un travail de présentation que de représentation. Les titres (« Gâteau marbré », « Eau minérale », « Dentelle de pierre », « Michelanlego », « Batmarbre », « Marbroro », « Marbribo », « Marbre   …et ça repart ! ») arrêtent, limitent. Sous les yeux du public alors frustré, le labeur est calembour, le travail du luxueux s’entache, les références se décalent. L’œuvre semble, comme cette poubelle remplie des chutes de sa propre sculpture, « pleine de vide ». En continuant au détour d’un gisant contraceptif ou de l’érection d’une architecture crémeuse, je choisis de rester dépendant de la référence commune en gardant pour ligne de mire l’art et bien sûr l’idée que l’on s’en fait.

Le but de mon projet est de confronter le raccourci qu’emprunte un très large public à l’éloignement que provoque un concept.

 

 

« He is not necessarily a sculptor, but by trans-forming marble, creates poetry; Not a poet, but by trans-forming words, leads us into his personal fourth dimension. Solid words and liquid marble have superceded oil paint, where he began experiments in hyper-realism. Now, the objects of the ever-changing material world of the consumer is a playground in which he cleverly exposes and explodes our preconceived ideas of “reality”, and with it inverts our senses. »   Gregory Pelizzari